Un effort demandé à tout le monde, vraiment ?
Le projet de loi de finances 2027, présenté comme un effort collectif, fait en réalité peser l’essentiel de la charge sur les classes moyennes et populaires, tandis que la contribution des plus aisés et des grandes entreprises diminue. Alors que les dividendes versés par les entreprises atteignent des records historiques (61 milliards d’euros en un trimestre), la surtaxe les concernant est réduite de 2 milliards d’euros, soit près d’un tiers de moins qu’en 2026.
À l’inverse, les ménages modestes subissent de plein fouet l’érosion de leur pouvoir d’achat : la pauvreté touche désormais 9,8 millions de personnes (15,4 % de la population), un niveau inégalé depuis 30 ans. L’inflation, qui affecte disproportionnément les plus précaires, n’est pas compensée par une revalorisation des aides sociales (allocations familiales, APL) ni des salaires des fonctionnaires, dont le point d’indice reste gelé.
Cette orientation budgétaire accentue une tendance lourde observée depuis deux quinquennats : une explosion des inégalités, où les plus riches voient leur fiscalité allégée tandis que les plus vulnérables subissent des coupes dans les services publics et les dispositifs de protection sociale. Le document souligne ainsi un choix politique qui privilégie la réduction du déficit par la compression des dépenses sociales plutôt que par une contribution équitable des grandes fortunes et des profits exceptionnels.
Source Oxfam : https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/budget-2027-un-projet-de-loi-finance-catastrophique/


